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Les partages de la Pologne

Les partages de la Pologne

À la fin du XVIIIe s., l’État polono-lituanien est victime de la voracité de ses voisins : la Prusse, la Russie et la monarchie des Habsbourgs. Dans un premier temps, ces trois États en pleine ascension se sont contentés du statu quo qui donnait pratiquement le contrôle du pays à la Russie, mais les victoires répétées de celle-ci contre l’Empire ottoman crée un déséquilibre des puissances à l’Est de l’Europe. À l’instigation de la Prusse, ils décident de procéder à un rééquilibrage en annexant une partie de la Pologne.

La Pologne-Lituanie est alors en proie à l’anarchie. Un groupe anti-russe, la Confédération de Bar, mène une révolte contre le roi Stanislas II Poniatowski (r. 1765-1795), perçu comme une marionnette russe. Prenant pour prétexte l’anarchie qui règne dans le pays, les armées autrichienne, prussienne et russe envahissent la Pologne-Lituanie au début du mois d’août 1772. L’accord de partage est signé le 5 août et ratifié le 22 septembre. Le 18 septembre 1773, la Diète réunie pour l’occasion signe le traité qui cède les régions déjà occupées à la Prusse, la Russie et le monarchie des Habsbourgs.

Le prétexte au deuxième partage est fourni par la constitution de 1791, qui s’efforce de redresser la Pologne-Lituanie en adoptant un mode de gouvernement plus efficace. Considérant que la Pologne a subi les mauvaises influences de la Révolution française, la Russie, à l’instigation d’un groupe de nobles polonais hostiles à la nouvelle constitution, déclare la guerre à la Pologne. Les Polonais doivent reconnaître leur défaite.

La Russie ne souhaitait pas procéder à un nouveau partage, mais la Prusse décide de monnayer son inaction — elle avait signé un traité défensif avec la Pologne en 1790 — et sa participation à la guerre contre la France révolutionnaire. La Prusse et la Russie signent un traité le 23 janvier 1793 prévoyant l’annulation des réformes en cours en Pologne et l’annexion de nouveaux territoire. La Diète accepte les annexions russes le 22 juillet 1793, et les annexions prussienne le 23 (ou 25) septembre 1793.

Devant cette humiliation qui apparaît comme le résultat de la trahison de la noblesse, et galvanisée par les succès de la Révolution française, la population polonaise se soulève. Le mouvement trouve un chef militaire en Tadeusz Kościusko. Malgré des succès initiaux, l’insurrection de Kościusko est écrasée par les forces prussiennes, russes et autrichiennes en novembre 1794.

Le 24 octobre 1795, les trois puissances victorieuses se rencontrent pour définir les modalités d’un dernier partage qui raye la Pologne de la carte.

Une longue lutte pour la restauration d’une Pologne indépendante commence

Les partages de la Pologne

Projection projection conique conforme de Lambert
Parallèles standard 49°20′ N et 55°40′ N
Datum WGS 84
Hydrographie
(côtes, cours d’eau, lacs)
GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Allemagne de 1945 à 1949

L’Allemagne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

Les conférences interalliées, dont la dernière se tient à Potsdam (17 juillet – 2 août 1945), n’ont établi que quelques principes vagues concernant le sort de l’Allemagne, la décision finale revenant à la conférence de paix qui ne s’est pas tenue. Sur le plan intérieur, le pays devait être pacifié par la mise en place d’institutions démocratiques, la dissolution de l’armée et le démantèlement des grands cartels industriels. Les principaux dirigeants nazis seraient jugés à Nuremberg (ville des rassemblements du parti) pour répondre des crimes du nazisme. Comme les Alliés ne reconnaissent pas le gouvernement nazi, l’Allemagne serait gouvernée pas les vainqueurs. L’incapacité des vainqueurs à se mettre d’accord va conduire à une gestion locale, avec la recréation de Länder dans le cadre des zones d’occupation.

Sans surprise, les Alliés décident d’annuler toutes les annexions allemandes de la guerre, mais aussi l’Anschluß et les accords de Munich. Cette volonté de revenir aux frontières de 1937 trouble les projets de Staline, qui entend conserver l’essentiel des territoires annexés en 1939-1940. Le problème vient de la Pologne, qui fait partie de la Grande Alliance. Sa partie orientale est annexée par l’URSS en échange d’une compensation sur les territoires allemands à l’est de la ligne formée par l’Oder et la Neiße. Le port de Stettin est aussi attribué à la Pologne pour permettre à l’URSS d’annexer la région de Königsberg. Ces régions sont placées sous administration provisoire polonaise et soviétique dans l’attente de la conférence de paix. Elles sont annexées en 1945-1946. L’URSS et la Pologne n’auront de cesse de faire reconnaître ces nouvelles frontières.

La progression soviétique avait créé un mouvement de fuite des populations allemandes. L’après-guerre voit la mise en place d’une politique d’expulsion des populations allemandes dans les territoires annexés et des minorités germanophones présentes en Europe centrale et orientale. Les Allemands ne sont pas les seuls touchés : Polonais, Soviétiques, Baltes, Italiens, Hongrois, Roumains, Tchécoslovaques sont eux aussi relocalisés pour mettre fin à la présence de minorités nationales. Au total, on assiste à un mouvement de quelque 20 millions de personnes, dont 12 à 13 millions d’Allemands.

Projection projection conique conforme de Lambert
Parallèles standard 48°30 N et 54°30 N
Datum WGS 84
Hydrographie (côtes, cours d’eau, lacs) GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

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Judée

La Judée au début de l’ère chrétienne

La deuxième moitié du Ier s. av. J.-C., l’Empire romain s’installe au Proche Orient. Entre la création de la province de Syrie (64 av. J.-C.) et l’annexion de l’Égypte (30 av. J.-C.), il s’impose comme un acteur majeur de la région. Le royaume de Judée parvient à conserver, au moins formellement, son indépendance, mais il ne peut échapper aux ingérences romaines.

À la mort d’Hérode (4 av. J.-C.), son royaume est divisé entre trois de ses fils et sa sœur, mais Rome refuse le titre de roi à Hérode Archelaüs. Il doit se contenter de celui d’ethnarque, qui désigne le chef d’une population. En 6 ap. J.-C., après un règne troublé, Archelaüs est déposé par les Romains qui prennent le contrôle direct de la Judée qui est, dans un premier temps, administrée comme une annexe de la province de Syrie.

Cette carte a été élaborée comme support des cours sur l’histoire du christianisme à l’Institut européen en sciences des religions.

Projection Transverse universelle de Mercator, fuseau 36 nord
Datum WGS 84
Topographie (ombrage) SRTM 30 (Shuttle Radar Topography Mission)
Hydrographie (côtes, cours d’eau, lacs) GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Les montagnes monastiques

Les montagnes monastiques

Une des originalités du monachisme de la chrétienté orthodoxe est l’existence de montagnes monastiques, c’est-à-dire d’un ensemble de monastères installés sur une montagne. Ici, la montagne est un substitut aux déserts où se retirèrent les pères fondateurs du monachisme et de l’érémitisme. Aujourd’hui, seuls subsistent les Météores et le mont Athos, tous deux en Grèce, mais le phénomène a été bien plus important au Moyen Âge. Systématiquement, ces montagnes ont été le lieu de retraite d’ermites ; la popularité de ceux-ci a conduit à la construction de monastères pour leurs disciples, jusqu’au développement d’un nouveau modèle de laure, un établissement qui combine monastère cénobitique, avec quelques ermitages dépendants pour les moines prêts à se retirer plus encore du monde.

Les deux plus anciennes montagnes sont le mont Saint-Auxence et l’Olympe de Bithynie, où des ermites sont attestés respectivement aux Ve et VIe siècles. Pendant la crise iconoclaste (730-787 et 814-843), ce sont des bastions de la vénération des images. Le mont Saint-Auxence est mentionné une dernière fois à la fin du XIIIe siècle, les derniers monastères de l’Olympe de Bithynie sont attestés au XIVe siècle.

Les IXe-XIe siècles voient un renouveau de ces montagnes monastiques. La moins connue (jusqu’à sa localisation exacte) est le mont Kyminas, qui a eu l’existence la plus brève : les premiers moines sont attestés au milieu du IXe s., et les mentions disparaissent à la fin du Xe siècle. La tradition veut que le Latros ait abrité des moines fuyant les invasions arabo-musulmanes au VIIe s., mais l’activité monastique n’y est véritablement attestée qu’à la fin du VIIIe s. et ne cesse de croître… et périclite à la fin du XIIIe siècle. C’est à la fin du Xe s. qu’est fondée la plus prestigieuse de ces montagnes monastiques, au point qu’on la qualifie de sainte montagne : le mont Athos. Peu après, au début du XIe s., le mont Galèsion commence à accueillir ses premiers ermites. Au XIIIe s., il semble ne plus y avoir qu’un monastère du Galèsion, qui connaît un certain rayonnement. Le Galèsion cesse toute activité avec la conquête turque au XIVe siècle.

La dernière de ces fondations a lieu au début du XIVe siècle : les Météores, dont le développement a été aidé par l’arrivée de moines de l’Athos fuyant les raids des pirates turcs dont les monastères athonites étaient victimes dans la deuxième moitié du XIVe siècle.

montagne monastiques de la chrétienté orthodoxe

Cette carte a été élaborée comme support des cours du soir de l’Institut européen en sciences des religions.

Projection Transverse universelle de Mercator, fuseau 35 nord
Datum WGS 84
Topographie ETOPO1
Hydrographie (côtes, cours d’eau, lacs) GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Naissance des États pontificaux

L’intervention franque en Italie

Au milieu du VIIIe s., la papauté est en difficulté. En condamnant l’iconoclasme, Grégoire II (r. 715-731) et Grégoire III (r. 731-741) s’aliènent les empereurs byzantins qui en sont les promoteurs. À cette époque, la conquête lombarde connaît une nouvelle accélération ; une étape décisive est franchie avec la conquête de l’exarchat de Ravenne en 751 (si vous avez raté cet épisode, allez-voir cette carte).

Alors que le roi des Lombards, Aistulf (r. 749-756), tourne son attention vers Rome, la papauté se tourne vers les Francs, avec lesquels elle noue une alliance solide et durable. Le pape Zacharie (r. 741-752) délie les Francs de leur serment, ce qui permet à Pépin le Bref, maire du palais, de devenir roi des Francs (r. 751-768). En 754, son successeur, Étienne II (r. 752-759) se rend à Saint-Denis, oint Pépin et sa famille (action considérée a posteriori comme le premier sacre) et signe un traité d’alliance par lequel Pépin s’engage à lui remettre les territoires récemment conquis par les Lombards (première donation de Pépin).

À l’issue d’une première campagne, Aistulf s’engage à restituer les territoires en question. À peine Pépin a-t-il franchi les Alpes que les Lombards assiègent Rome. En 756, Pépin mène une nouvelle campagne contre les Lombards. La victoire franque donne lieu à une nouvelle donation mais, cette fois, Pépin veille à la remise effective des villes.

Le problème lombard est définitivement réglé par Charlemagne (r. 768-814), qui conquiert purement et simplement le royaume des Lombards en 774. À cette occasion, il renouvelle les donations de Pépin. Par la suite, il procède à de nouvelles donations.

Avec les donations des rois francs, le pape devient un souverain temporel qui est définitivement sorti de l’orbite de l’Empire byzantin. Malgré de nombreuses vicissitudes, les États pontificaux traversent le temps jusqu’à la conquête de Rome par l’Italie en 1870. Le couronnement impérial de Charlemagne en 800 marque l’apogée de l’alliance entre la papauté et les rois francs, mais il met aussi en évidence son ambiguïté : Charlemagne va y chercher un renforcement de son pouvoir en lui donnant un caractère sacré, tandis que la papauté désigne son bras armé et le défenseur de l’Église.

Cette carte a été élaborée comme support des cours sur l’histoire du christianisme et des formations sur l’orthodoxie à l’Institut européen en sciences des religions.

Projection projection conique conforme de Lambert
Parallèles standard 38°40 N et 45°20 N
Datum WGS 84
Hydrographie (côtes, cours d’eau, lacs) GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Conversion Europe orientale

La conversion de l’Europe orientale

À partir du IXe s., on observe un renouveau de l’effort missionnaire chrétien. Si dans l’ouest des Balkans, la progression du christianisme est le résultat d’une lente diffusion à partir des régions christianisées, ailleurs, cet effort vient en grande partie de la volonté des souverains d’Europe orientale d’entrer dans la Chrétienté. Pour les dirigeants de ces États en constitution, le christianisme apparaît aussi comme un moyen de renforcement de leur autorité. Du côté des États chrétiens, la conversion des voisins est un moyen pour étendre son influence et pour établir des relations pacifique — ils partent du principe que des chrétiens ne feront pas la guerre à leurs correligionnaires.

Lorsque le duc de Grande Moravie Ratislav (r. 846-870) fait appel au patriarche de Constantinople, il a deux objectifs : consolider le christianisme dans un pays en cours de conversion, et contrecarrer  l’influence du clergé franc venu de Germanie. Les frères Constantin (qui deviendra moine sous le nom de Cyrille) et Michel (moine sous le nom de Méthode) ont une action décisive en décidant de traduire en slavon la liturgie et les textes sacrés — en élaborant au passage un alphabet prenant en compte les spécificités de cette langue. Cependant, leur mission est captée par la papauté… et réduite à néant par Svatopluk (r. 870-894), qui chasse les disciples de Cyrille et Méthode.

La Bulgarie donne lieu à un accrochage plus grave entre les chrétientés latine et byzantine. Pour l’Empire byzantin, convertir les Bulgares est l’espoir de mettre fin à l’état de guerre quasi-permanent avec ces voisins particulièrement redoutables. De son côté, le khan Boris (r. 852-889) envisage l’adoption du christianisme dans le cadre du renforcement de son autorité : il ne s’agit donc pas de mettre en place une Église qui serait contrôlée par le patriarche de Constantinople. Le khan fait donc jouer la concurrence. Missionnaires latins et byzantins ont donc l’occasion de comparer leurs pratiques et de dénoncer leurs différences (pains azymes ou avec levain, mariage des prêtres, Filioque…) comme autant de déviances de l’orthodoxie, le tout envenimé par le conflit entre le pape Nicolas Ier (r. 858-867) et le patriarche Phôtios (r. 858-867 et 877-886). Finalement, Boris choisi Constantinople et se fait baptiser sous le nom de Mihail (Michel) : l’Église bulgare sera autocéphale (autonome) sous l’autorité théorique du patriarche. L’arrivée en Bulgarie des disciples de Cyrille et Méthode permet la consolidation de cette Église particulière, avec expulsion du clergé grec.

Dans l’ensemble, ce mouvement de conversion a plutôt bénéficié à l’Église latine. La plus belle réussie du patriarcat de Constantinople reste la conversion des Russes, ce qui garantit une alliance solide avec la grande puissance d’Europe de l’Est. Jusqu’au XVe s., la métropole de Kiev, malgré les velléités d’indépendance, est parfaitement tenue en mains par le patriarcat.

Conversion Europe orientale

 

Cette carte a été élaborée comme support des cours sur l’histoire du christianisme et des formations sur l’orthodoxie à l’Institut européen en sciences des religions.

Projection projection azimutale équivalente de Lambert
Centre 40° N et 19° E
Datum WGS 84
Topographie (ombrage) ETOPO1
Hydrographie (côtes, cours d’eau, lacs) GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)
Natural Earth

Licence Creative Commons
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Vers un nouvel ordre mondial ?

Depuis la fin de la Guerre froide, l’expression « nouvel ordre mondial » a souvent été utilisée pour tenter de saisir la recomposition des rapports entre États. Ce croquis tente de mettre en évidence les lignes de force de cette recomposition. Les États-Unis continuent de jouer un rôle prépondérant, et l’unicité de leur position a entraîné la création du terme d’hyperpuissance. Cependant, l’hégémonie américaine est loin d’être absolue, et l’émergence de nouvelles puissances peut être vue comme la transition vers un système multipolaire.

Le nouvel ordre mondialTélécharger le fond de carte

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Cette carte a été élaborée dans le cadre d’un cours de préparation au croquis de l’épreuve écrite d’histoire, géographie et géopolitique des concours d’écoles de commerce.

Projection Projection de Briesemeister
Centre 10° W, 45° N
Datum WGS 84
Côtes et frontières GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Pôles et flux de la mondialisation

L’organisation économique du monde

La mondialisation est phénomène qui, s’il est loin d’être nouveau, a pris de l’ampleur au cours des années 1990. L’intégration à cette mondialisation est loin d’être la même pour tous. Ce croquis s’efforce de mettre en évidence les pôles et moteurs de l’économie mondiale.

Pôles et flux de la mondialisation

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Cette carte a été élaborée dans le cadre d’un cours de préparation au croquis de l’épreuve écrite d’histoire, géographie et géopolitique des concours d’écoles de commerce.

Projection Projection de Briesemeister
Centre 10° W, 45° N
Datum WGS 84
Côtes et frontières GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Les espaces maritimes

Les espaces maritimes sont au cœur de tensions et de conflits entre États. Traditionnellement, l’objectif était surtout de contrôler les points de passage du commerce maritime. Cette dimension reste importante du fait de l’accélération des échanges. Néanmoins, les espaces maritimes sont de plus en plus considérés sous l’angle de leurs ressources, ce qui conduit les États à vouloir les tenir et les occuper comme des territoires.

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Cette carte a été élaborée dans le cadre d’un cours de préparation au croquis de l’épreuve écrite d’histoire, géographie et géopolitique des concours d’écoles de commerce.

Projection Projection de Briesemeister
Centre 10° W, 45° N
Datum WGS 84
Côtes et frontières GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Puissance et présence des États-Unis

Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis sont parfois qualifiés d’hyperpuissance tant leur capacité d’influence et d’action semble sans limite. Toutefois, la puissance américaine est loin d’être incontestée et absolue.

Ce croquis s’efforce de rendre compte des formes, de l’étendue et des limites de la puissance des États-Unis.

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Cette carte a été élaborée dans le cadre d’un cours de préparation au croquis de l’épreuve écrite d’histoire, géographie et géopolitique des concours d’écoles de commerce.

Projection Projection cylindrique de Miller
Méridien standard 90° W
Datum WGS 84
Côtes et frontières GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)

Licence Creative Commons
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Carte de l'Italie lombarde 568-752

La conquête lombarde

La conquête du Royaume ostrogoth est un des grands succès du règne de Justinien (r. 527-565). Cependant, ce succès est illusoire : en 568, quinze ans après la fin de la Guerre gothique, un autre peuple germanique venu d’Europe centrale, les Lombards, submerge les maigres défenses byzantines et se répand dans la péninsule italienne. Sous la conduite du roi Alboïn (r. v. 560-572), ils s’emparent facilement de l’Italie du Nord, à laquelle ils laissent leur nom, tandis que d’autres groupes créent des duchés pratiquement indépendants autour de Spolète et Bénévent.

Après des troubles internes qui font marquer le pas à la conquête, l’expansion reprend sous le règne d’Agiluf (r. 591-616). Les Lombards cherchent à refaire l’unité de la péninsule à leur profit, mais progressent lentement. Trop occupé sur ses frontières orientales et balkaniques, l’Empire byzantin perd pied en Italie. L’exarchat de Ravenne a été divisé en duchés ; la difficulté des communications et la faiblesse des moyens engagés par l’Empire conduisent certains duchés, notamment ceux de Venise, Rome et Naples, à agir en États indépendants de fait.

La conquête lombarde franchit une étape décisive sous le règne du roi Aistulf (r. 749-756) avec la prise de Ravenne et la liquidation de l’exarchat en 751. Seuls le duché de Rome et le pape font obstacle au projet d’unification engagé par le roi des Lombards. Le pape n’entend pas passer sous domination lombarde, mais les moyens à sa disposition sont bien maigres.

Pour mettre fin à ce suspens insoutenable, allez voir cette carte.

Carte de l'Italie lombarde 568-752

Cette carte a été élaborée comme support des cours sur l’histoire du christianisme et des formations sur l’orthodoxie à l’Institut européen en sciences des religions.

Projectionprojection conique conforme de Lambert
Parallèles standard38°40 N et 45°20 N
DatumWGS 84
Hydrographie (côtes, cours d’eau, lacs)GSHHG (Global, Self-consistent, Hierarchical, High-resolution, Geography Database)
Licence Creative Commons


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Carte du Mont Athos Grèce

Mont Athos

Le mont Athos (aujourd’hui République monastique du mont Athos) est une montagne monastique qui abrite vingt grands monastères associés à des ermitages (skites). C’est un des lieux emblématiques du monde orthodoxe.

La fortune du mont Athos commence avec la fondation par Athanase du monastère de la Grande Laure (ou monastère de Lavra) en 963. Cette fondation rompt avec la tradition qui prévalait alors sur la Sainte Montagne, où vivaient des ermites attirés par ce lieu difficile d’accès.  Désormais, le passage dans un monastère est conçu comme une étape qui prépare à la vie érémitique.

Le succès est immédiat. Les disciples d’Athanase fondent de nouveaux monastères, et des moines venus de tout le monde orthodoxe (Géorgiens, Russes, Bulgares, Serbes, Roumains…) s’installent à leur tour. Les fondations bénéficient du soutien de l’empereur, du patriarche et des princes locaux. Au fil du temps, le mont Athos devient la forteresse de l’orthodoxie où, comme l’écrit Jean Cantacuzène au XIVe s., les moines de l’Athos sont « comme Atlas et soutiennent le monde par leurs prières ».

Carte du Mont Athos Grèce

Cette carte a été élaborée comme support des cours sur l’histoire du christianisme et des formations sur l’orthodoxie de l’Institut européen en sciences des religions.

Projectionprojection de Gauss-Krüger
Méridien standard24°15 E
DatumWGS 84
TopographieEU-DEM (Digital elevation model over Europe)
CôtesOpenStreetMap
Licence Creative Commons


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